Patrimoine

Circuit touristique en vallée d'Iton

Partez à la découverte de la vallée d'Iton au départ de Bourth

Le Becquet

Le terme becquet tient son nom de “bekkr”, signifiant ruisseau en scandinave ancien. Le terme becquet s’emploie aussi pour une pointe de terre formée par le confluent de deux rivières.

C’est un ouvrage hydraulique du XIIe siècle qui partage les eaux de l’Iton en les conduisant vers deux bras forcés, creusés pour arroser Breteuil-sur-Iton et Verneuil-sur-Avre.

Ce monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le 14 octobre 2002.

le Becquet

Un peu d’histoire

En 1054, le duc Guillaume, futur Guillaume le Conquérant, dut compenser la perte de son château de frontière à Tillières. Il fit édifier à Breteuil, pour son fidèle ami Guillaume Fitz-Osbern, une forteresse destinée à contrer les Français.

L’importance de la cité était à ce point prépondérant que la nécessité de lui procurer artificiellement un cours d’eau s’imposa aux chefs normands.

C’est ainsi que fut créé, en 1054, le bras forcé de l’Iton, depuis le Becquet à Bourth jusqu’à Condé-sur-Iton, destiné à renforcer les défenses du château de Breteuil, “rempart inexpugnable longtemps opposé aux rois de France”.

L’eau dans Verneuil est et a toujours été un élément primordial.

Lorsqu’en 1124, Henri 1er Beauclerc décide de fonder la ville, sa frontière sud est marquée par la rivière d’Avre et sans doute une zone marécageuse. Cette zone est endiguée et transformée en étang, l’étang de France, qui permet une régulation des eaux des fossés et offre une réserve d’eau et un vivier poissonneux (important à une époque où la consommation de viande est rare et réglementée par l’Église, qui privilégiait d’emblée le pain et le vin au mépris des réels besoins alimentaires  et de la qualité des sols).

Le château par sa situation au sud de la ville en est un premier rempart en cas d’attaque, et se trouve lui-même protégé par l’étang. Mais très tôt il faut trouver une autre source d’alimentation en eau, et ce pour plusieurs raisons :

  • Le cours de l’Avre a un niveau inférieur aux terres sur lesquelles la cité sera construite et son débit, insuffisant en raison des pertes que la rivière subit, ne pourra pas remplir les fossés qui entoureront la ville.
  • Pour des raisons de développement économique, un réseau de canaux doit traverser Verneuil pour l’implantation des moulins.
  • Henri Ier Beauclerc a fait creuser un bras forcé de l’Iton à partir d’un lieu dit “le Becquet” pour amener l’eau de l’Iton afin  d’alimenter en eau les fossés de la ville de Verneuil et construire l’éperon de maçonnerie qui assure la répartition des eaux de l’Iton entre le nouveau canal et le bras de Breteuil.
    Les maçonneries ont été réparées en 1808. Le bassin de retenue a été agrandi en 1843 et les bassins déversoirs ont été réaménagés. Depuis 1857, sa gestion est assurée dans le cadre d’un règlement de police des eaux par le syndicat des eaux de l’Iton. L’ouvrage s’étend sur 30 kilomètres.

Un atout touristique à valoriser

le Becquet

Ouvrage hydraulique sur l’Iton construit au Moyen-Âge dans un but défensif, le Becquet de Bourth est toujours fonctionnel aujourd’hui. Le caractère remarquable de cet ouvrage, témoin de l’histoire du duché de Normandie, mérite d’être montré au public et doit être valorisé comme un atout touristique.

À l’occasion de l’inauguration de la restauration et de l’aménagement du Becquet plusieurs personnalités ont pris la parole : Jacky Vivier pour la commune, Alain Petitbon, Président de la Communauté de Communes, Mélanie Mamméri, Conseillère Régionale et Michèle Rouveix, Présidente du Pays d’Avre, d’Eure et d’Iton.

Ces aménagements visent à la fois à valoriser le patrimoine historique et à favoriser l’offre touristique autour de la thématique de la “frontière franco-normande”. Un parking paysagé, deux passerelles enjambant les bras forcés, une installation d’équipements touristiques, une plantation d’essences locales et des conditions conformes de sécurité et de respect du site ont été mis en place.

Un chemin a été spécialement aménagé pour permettre l’accès aux personnes à mobilité réduite.

Le site est en accès libre. Cet ouvrage est entretenu par le Syndicat de rivière des Hautes Vallée de l’Iton qui a déjà mené les travaux de restauration des maçonneries.

Un classement avantageux

En octobre 2002, l’ouvrage a été inscrit à l’Inventaire des monuments historiques, un classement dû à la ténacité de nombreux acteurs : Philippe Marie, président de la Communauté de Communes, aujourd’hui décédé, et des maires successifs de Bourth : Michel Lesueur, Jean-Pierre Charpentier et Jacky Vivier. Sans oublier Jacques Demaire, ancien conseiller général et ancien maire de Verneuil-sur-Avre, lequel est à l’origine de la réhabilitation de cet ouvrage.

Coût de l'opération

La restauration de l’ouvrage a coûté 220 000 €, la Communauté de Communes ayant pris à sa charge 44 000 €. Différentes subventions ont soutenu le projet (département : 89 000 €, Région : 58 000 €, Leader Plus : 30 000 €.)

panneau d'information du Becquet
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